¤trange Vi¤...
On dit que la vie est un long fleuve tranquille,
Qu'on ne voit pas son temps passé,
Qu'il faut en profiter, sans pour autant la froissée,
Faire attention à elle, pour son allure fragile.
Mais je l'ai vu parfois glisser d'entre nos mains,
Ces instants de bonheur, pour se fondre au malheur.
Où seule la morphine permet d'éponger la douleur,
Deux traumatisme de suite, serait-ce encore humain?
Le c½ur cesse de battre, de manière scientifique,
Pendant dix pauvres minutes, mais cela a suffit,
A attendre patiemment l'heure du diagnostic.
Mais il n'est pas besoin, pour comprendre le défi,
D'être chirurgien ou même neurologue,
Les pertes de mémoires et troubles dystonique,
M'ont obligé à croire à leur long monologue.
Et dans ce noir tableau, on découvre un public,
Qui vous épie et vous regarde constamment en oblique.
On me parle de fauteuil roulant ou électrique,
On en parle devant moi, comme si j'comprenais pas.
Avant, j'faisais du sport, j'étais première en classe,
Et soudain plus rien on vous descend d'une place.
On vous dit que vous êtes passé, à ça du trépas,
Et que déjà faudrait qu'on s'rende compte de la chance.
Mais cette chance m'a fait tout perdre, l'amour et l'amitié,
On m'regarde plus avec envie, mais désormais avec pitié,
Et tout ça pour dire pire que des médisances...
Je finirai là-dessus, j'ai pas l'désir de vous dégouter
Mais il faudra vous préparer à faire face à c'genre d'difficultés.
Pour moi la vie n'a pas toujours été toute rose
Mais j'ai appris à composer avec des instants moroses...